04 mars 2010
Les coulisses de France Info
J'étais invité la semaine dernière sur France Info pour parler de mes voyages en Argentine, dans la chronique "Voyage, voyage" d'Ingrid Pohu. Ce fut l'occasion pour moi de découvrir les coulisses de la radio.
Nous sommes au rez-de-chaussée, dans la grande tour de Radio France. Ingrid me guide dans un dédale de couloirs et de portes. Nous prenons l'ascenseur. 8ème étage : nous y sommes. Je profite un instant de la vue imprenable sur Paris. Il est 15h10 et nous passons en direct dans 9 minutes. Nous nous installons sur un canapé dans l'entrée et réglons les derniers détails. En face de nous, un open space et des journalistes devant leurs écrans d'ordinateur. Ici, une fontaine à côté d'une machine à café ; là, un distributeur de snacks... j'ai l'impression d'être dans une entreprise comme les autres.
15h14 : nous nous engageons dans le couloir et entrons dans la régie. Le régisseur, assis à la console, fait face à un journaliste qui se trouve de l'autre côté de la vitre, dans un petit studio d'une vingtaine de mètres carrés. Cette voix que j'entends à travers les haut-parleurs m'est familière... c'est celle de Franck Noblesse. Elle qui n'était qu'un concept abstrait de mon quotidien est subitement personnifiée. Je souris...
15h17 : nous sommes invités à pénétrer dans le studio. Ingrid et moi nous installons face à face. Franck est à ma droite. Nous regardons la pendule tout en discutant. Le jingle se fait entendre et 3... 2... 1... c'est parti ! L'émission commence : Ingrid introduit le sujet et me pose la première question. Je me lance. Tout va très vite, les yeux sont rivés sur la pendule, mais l'ambiance est décontractée et je m'adresse à Ingrid et Franck en oubliant les micros.
Il est 15h24 et l'émission se termine déjà. J'aurais aimé en dire plus, mais c'est la règle du jeu ! J'espère que cette chronique donnera envie aux auditeurs de découvrir l'Argentine.
Merci Ingrid pour cette expérience passionnante, pour ton enthousiasme et bravo pour ton émission !
15:37 Publié dans Autres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30 mars 2009
La fin du voyage...
Ça y est... je suis de retour à Paris. J'ai retrouvé ma famille et mes amis, savouré de bons petits plats français. J'ai posé mon sac à la cave, lui qui a tenu le coup même dans les conditions les plus extrêmes et qui ne s'est jamais fait la malle... J'ai également retrouvé mon lit et découvert dans mon armoire des vêtements qui m'appartenaient visiblement. Je suis là physiquement, mais pas encore tout à fait mentalement. Je pianote sans hésiter sur les touches du micro ondes pour chauffer mon lait le matin, mais je me souviens difficilement du nom de certaines rues. A présent il va falloir se réinsérer progressivement dans la société, avec lucidité.
La fin d'un magnifique voyage donc... mais la continuité d'une superbe aventure humaine !
23:08 | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
27 mars 2009
Petra
Etait-il possible de terminer notre périple dans plus bel endroit ? Plus de deux mille cinq cents ans d'histoire témoignent de la grandeur passée de ces peuples (Edomites, Nabatéens et Romains) qui construisirent et occupèrent les lieux à partir du VIIème siècle avant J.C. Contrairement aux idées reçues, Petra ne se résume pas à un simple temple au bout d'un canyon. C'est une immense cité qui compte plusieurs temples et des centaines de maisons troglodytiques. Il faut compter une bonne heure pour se rendre de l'entrée du site au monastère, perché sur les hauteurs.
Assis sur les gradins de l'amphitéatre taillé dans la roche, on imagine sans peine les acteurs en représentation sur la scène pour le plus grand bonheur des cinq mille spectateurs. Le temps a fait son oeuvre et l'on apperçoit sur certains édifices des motifs naturels dignes des plus grands peintres de l'histoire.



22:58 Publié dans Jordanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 mars 2009
La mer morte
J'enjambe des blocs de sel pour m'approcher de l'eau. Un pied... puis l'autre... Jusque là, rien d'anormal. Je continue ma progression et m'enfonce peu à peu dans l'eau. Tout à coup, alors que je ne suis immergé que de moitié, je ressens une formidable poussée verticale, comme si l'eau ne voulait pas me laisser entrer ! Determiné, je plonge tête la première. Je remonte aussitôt à la surface, comme un bouchon. "Qu'à cela ne tienne ! A défaut nager sous l'eau, je nagerai en surface !" J'entame quelques mouvements de brasse mais mes jambes restent en dehors de l'eau. Je nage littéralement dans le vide. Résigné, je finis par me plier aux lois implacables de la physique. Je ne lutte plus et me laisse flotter comme une vulgaire bûche.
10:59 Publié dans Israël | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23 mars 2009
Jérusalem
Celui-ci porte la kippa. Celle-là, un voile. Un peu plus loin dans la rue, vêtu de noir, un haredim presse le pas. Des mèches bouclées dépassent de son grand chapeau rond. Il se rend probablement au mur des lamentations, vestige du temple de Jérusalem. Me voici au coeur de cette ville sainte, haut lieu de trois des principales religions mondiales. Terre originelle pour les juifs, lieu de crucifixion du seigneur pour les chrétiens et de montée au ciel de Mahomet pour les musulmans. Si je prends à gauche dans cette ruelle étroite, j'arriverais au Saint-Sépulcre. Si préfère la droite, ce sera la mosquée El-Aqsa et le Dôme du rocher.
Le premier appel à la prière a eu lieu il y a plusieurs heures. C'est maintenant au tour des carillons de se faire entendre. Il est encore tôt, mais déjà les rideaux de fer se lèvent et les premiers magasins ouvrent leurs portes. On s'affère dans la rue. La journée est ensoleillée et les touristes venus des quatre coins du globe vont commencer à affluer. Des militaires en armes patrouillent dans la vieille ville et pourtant on ressent une certaine plénitude en déambulant dans ces ruelles pavées. Difficile de réaliser que des hommes tombent sous les balles de fusils à quelques heures d'ici.
19:16 Publié dans Israël | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 mars 2009
Zanzibar
Les tenues traditionnelles Masaï aux couleurs éclatantes donnent vie à ce flot monotone de passagers qui débarquent. Sont-ils des touristes comme les autres, ces descendants d'un peuple guerrier du nord de la Tanzanie ?
Derrière les grilles du débarcadère, un splendide immeuble colonial et d'étroites ruelles sinueuses invitent à la découverte. Zanzibar, l'île aux épices... l'effervescente Dar es Salaam semble déjà loin. Les djellabas immaculées, les odeurs prononcées, l'agitation au marché local, les portes des maisons en bois finement sculpté, les mosquées... l'influence arabe donne du cachet à Stonetown. Il règne une atmosphère paisible dans cette ville.
Plus au nord, ce sont les plages de sable fin et blanc comme de la farine. Je somnole, allongé sur le toit en vieilles planches de ce petit bateau de pêche traditionnel semblable aux felouques. La mer est calme. La brise gonfle légèrement les voiles, poussant l'embarcation à faible allure. L'air doux et salé de la mer emplit mes narines. Mes respirations se font plus lentes. Je m'enfonce peu à peu dans le sommeil, bercé par le clapotis des vagues et le craquement des cordages. Il y a quelques heures, je nageais dans une eau cristalline, comme en suspension au dessus du corail, entouré de poissons aux couleurs vives. Un moment privilégié dans un cadre idyllique.
17:20 Publié dans Tanzanie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

