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03 octobre 2007

Le trek de Santa Cruz

Ce trek de 4 jours a été une expérience intéressante pour plusieurs raisons. D'abord parce que je n en avait jamais fait, ensuite parce que nous allions monter a des altitudes avoisinant la hauteur du Mont Blanc. Après un jour de marche assez tranquille et une nuit sans dormir car mon sac de couchage n'était pas  suffisamment chaud, j'ai pu tester mon endurance en haute montagne. Par chance, je n'ai jamais ressenti le mal des montagnes. J'ai simplement eu un peut de mal a respirer sous la tante a environ 4 000 mètres.

Lorsque l'on marche environ 7 heures dans la journée dans ce cadre magnifique, on oublie tout. On en oublie même que l'on est en train de marcher. On fait le vide... et on imagine la vie des habitants de la cordillera blanca, comme celle de notre donkey driver qui nous a suivi tout au long du trek avec ses ânes pour transporter le matériel nécessaire au campement. J ai eu l'occasion de discuter un peu avec lui un soir, alors que les autres se reposaient. Nous avons discute du prix des ânes (400 soles, soit environ 100 euros), de la météo, des conditions de vie en altitude, de la solidarité entre voisins. A chaque fin de phrase il ajoutait : pues, asi es (ainsi va la vie). De retour a Huaraz, nous avons eu une discussion enflammée sur la vie de cette homme. Pouvions nous la comparer a celle des fermiers de chez nous? Que pense-t-il de ces occidentaux qui font des milliers de km pour randonner dans les montagnes péruviennes? Subit-il sont travail dans le camp ou cela le divertit il ? Pour ma part, je pense qu'il fait ce travail par nécessite et qu'il a parfaitement conscience de la vie que nous menons est complètement différente de la sienne, ce qui m'a amené a penser qu'il ne mangeait pas a table avec nous car il ne devait pas se sentir a l'aise. Au départ, cela m avait d'ailleurs un peu choque. Comme nous dînions a la lumière de la bougie et qu'il était assit en retrait derrière l'un d entre nous, nous ne pouvions absolument pas le voir.

Un petit mot sur nos 2 guides qui on étés vraiment serviables et amicaux pendant ces quatre jours. Roswelt (j'ignore comme cela s'écrit) était notre guide principal. C'est lui qui nous indiquait la route, choisissait les emplacements pour monter le camp et qui discutait le plus avec notre groupe, car il était le seul a parler anglais. Âgé de 21 ans, cela fait 6 ans qu'il est guide de haute montagne. Il prend souvent des groupes d'étrangers pour faire des treks, mais sa spécialité, c est l'escalade sur glace. Il connaît bien son métier, même si son âge peut surprendre un peu au départ. Mais c est un guide certifie par la maison des guides qui a pignon sur rue.ç

Jaime est aussi un guide, et un très bon a en croire Gilles, un Français qui vivait dans notre auberge de jeunesse, qui s'est installe au Pérou il y a deux moi pour être guide. Jaime était beaucoup plus discret que Rooswelt, mais j'ai pu me rendre compte lors d'une discussion que j'ai eue avec eux un soir autour du feu de camp qu'il était tout aussi vif que Roswelt. Jaime s'occupait de la cuisine. Nous avons vraiment été gâtés : premier soir, truite au riz, deuxième soir, boeuf sautes, troisième soir, tortilla... sans parler des petits dej a base de pancakes et de dolce de leche, une confiture de lait. Je ne m attendais pas du tout a avoir des si bons plats !!!

Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, voici a quoi ressemblait une journée de trek : lever 6h30, pause technique (on sorte de la tente et on courre vers le rocher le plus proche car on s est retenu toute la nuit), petit déjeuner a 7 heures, distribution des packs lunch et début de la marche vers 7h30. Une petite pause toute les heures et demies et une pause un peu plus longue vers 12h ou 13h pour le déjeuner. Puis on se remet en marche jusqu'a 4 heures environ. En général, Le donkey driver et Jaime nous dépassent a mi parcours et préparent le campement pour la nuit a venir, ce qui est vraiment confortable. A l'arrivée, une petite tasse de thé.  Puis quartier libre jusqu'au dîner a 7 heures. Coucher 20h.

Du côté des performances, nous avons grimpé de 1,2 km en une matinée et atteint le point culminant a 4 750 mètres, campe a 3 500 mètres, 4 200 et encore 3 500 mètres.  Les battements de mon coeur avaient tendance a être particulièrement rapides pendant la nuit, et j'ai eu quelques efforts a faire pour respirer normalement, mais dans l'ensemble, je n ai pas souffert de l altitude.

Expérience très enrichissante, même si une petite douche le matin du 4ème jour m a vraiment manque !!!

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Photo prise au sommet, à 4 750 mètres d'altitude.. on en a bavé !

02:00 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (0)

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