24 novembre 2007
La Paz
Courte halte de deux jours à La Paz avant de poursuivre notre route vers le sud du pays. La Bolivie étant l'un des pays les plus pauvres d'Amérique Latine, je m'attendais à trouver une capitale bruyante aux infrastructures vétustes et remplie de mendiants vous poursuivant dans la rue pour vous demander une petite pièce, un peu comme au Pérou.
Eh bien il n'en est rien ! La Paz est une ville tranquille et les Boliviens n'ont rien à voir avec les Péruviens. Je dois dire que j'en avait un peu marre de la sollicitation permanente des Péruviens envers les touristes. Vous ne pouvez pas faire un pas dans la rue sans que l'on vous arrête pour vous importuner. Au début on prend sur soi, mais au bout d'un mois on en a vraiment assez. A Copacabana (nous avons passé deux jours sur les rives du lac Titicaca mais le temps ne nous a pas permis de profiter du Lac) ou La Paz, rien de tout ça : personne ne vous agresse, les chauffeurs de taxi ne vous poussent pas avec leurs pare-chocs lorsque vous traversez la rue... et ça fait du bien !!!
Au programme des prochains jours : les déserts de sel, les lagunes et une visite des mines de Potosi. De beaux paysages en perspectives !
20:50 Publié dans Bolivie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
15 novembre 2007
Machu Picchu - part 1
Quelle épopée ! Tour du monde oblige, nous avons choisi de nous rendre à Aguas Calientes (le village le plus proche du Machu Picchu) en bus et à pieds. Après un trajet de 6 heures en bus sur des routes cabossées, nous sommes arrivés à Santa Teresa. De là, nous avons sauté dans un taxi qui nous a emmenés à Santa Maria. Le reste du parcours se fait à pieds. Nous nous sommes renseignés sur la durée de la marche qui nous attendait :
"- Disculpe ! Cuanto tiempo necesitamos para ir hasta Aguas Callientes ?
- 3 horas, no mas !"
150 m plus loin :
"- Disculpe ! Cuanto tiempo necesitamos para ir hasta Aguas Callientes ?
- 7 horas... Deberian dormir aqui esta noche."
50 m plus loin :
"- Disculpe ! Cuanto tiempo necesitamos para ir hasta Aguas Callientes ?
- Hasta Aguas la estacion hydroelectrica, 30 minutos. Despues, una hora."
Comme d'habitude, aucune des versions ne concorde. Le Lonely Planet indique 2 heures pour rejoindre la station hydroélectrique, puis encore deux heures pour arriver au village d'Aguas Callientes. Nous regardons l'heure : 17h. Un court instant de réfléxion avec le couple d'Allemand que nous avons rencontré dans le bus... "Banco !" Nous voici donc partis pour un marche de 4 heures à priori. Mais ayant fait la première moitié du parcours en 1,30 heure avec une pause vomi d'une demi-heure, nous pensions pouvoir arriver en 3 heures. Que néni ! Après la station hydroélectrique, il nous a fallu longer la voie ferrée pendant plus de 3 heures et demies à l'aide de nos lampes frontales. C'est donc après 6 heures de bus, deux heures de taxi et 5 heures de marche que nous sommes finalement arrivés à Aguas Callientes.
Le lendemain, ascension d'une petite montagne en face du Machu Picchu, accessible à pieds depuis Aguas Callientes. Temps nécessaire selon les locaux ET les touristes (ouaou ! une première...) : 2 heures, mais sur un chemin vertical. Une fois arrivé au sommet (en une heure s'il vous plaît !) j'ai pu contempler le Machu Picchu. De loin certes, mais ce fut un moment inoubliable car j'avais le Machu Picchu pour moi tout seul !

00:23 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Machu Picchu - part 2
Nous sommes montés le lendemain matin avec le bus de 5.30 jusqu'à l'entrée du parc. Le portique franchi et le tampon du Machu Picchu encore frais sur nos passeports, nous fonçons à la puerta del sol d'où nous attendons que la brume matinale se dissipe pour voir l'un des plus beaux spectacles auquel j'ai pu assister depuis le début de notre voyage. J'ai du mal à y croire : le Machu Picchu, là, devant nos yeux.
Nous redescendons sur la place principale et nous dirigeons vers le Waynapicchu, une montagne qui surplombe le Machu Picchu, de l'autre côté. Montée d'une heure et là le Machu Picchu se dévoile sous un autre angle.
Nous avons marché pendant plus de 10 heures dans les ruines, sur les chemins de terre et de pierre. C'était fabuleux... une expérience unique.. Je pense que les photos parleront d'elles mêmes.
A tout de suite dans la section "Diaporamas" !

00:20 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14 novembre 2007
Cusco et ses sites archéologiques
On l'attendait depuis longtemps... Cusco... la voici enfin ! La porte d'entrée des plus beaux sites archéologiques du Pérou, dont le célèbre Machu Picchu. On ne peut plus touristique, elle n'en garde pas moins son cachet d'origine d'il y a... 850 ans ! Cusco serait en effet la plus vielle ville d'Amérique du Sud. Il faut le faire exprès pour ne pas s'en rendre compte. Lorsque l'on traverse la Plaza de Armas pour se rendre à la Plaza San Blas sur les hauteurs, on réalise à quel point cette ville a des choses a nous dire. Des églises, des musées, des places, des ruelles et biensûr des ruines Incas : ces fameux murs de pierres lisses parfaitement imbriquées les unes avec les autres sans ciment ou autre matériau, sans triche. Comment les Incas ont-ils pu tailler ces énormes pierres et ériger ces murs avec autant de précision ?
Aux alentours de Cusco, ce sont plus de 2 000 hectares de ruines ont été mis à jour, en grande partie dans El Valle Sagrado (la vallée sacrée). Des sites où l'on trouve essentiellement des restes de maisons aux portes trapézoïdales et aux murs inclinés pour résister aux tremblements de terre, de temples solaires, de terrasses agricoles et de pierres sacrées. On voudrait être les seuls à arpenter ces chemins de terre pour se perdre un moment dans les ruines et prendre le temps d'imaginer comment les Incas vivaient il y a plus de 500 ans.
Cusco a tenu toute ses promesses.

23:25 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 novembre 2007
A venir...
J'ai pris un peu de retard sur mes notes... Désolé ! Pour me faire pardonner, je viens de publier deux notes : l'une sur la Nariz del Diablo et l'autre sur Cuenca. Dans quelques jours paraîtront celles sur Cusco et le fabuleux Machu Picchu.. Je mettrai également à jour les photos dans mes albums.
A très bientôt !
00:40 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 novembre 2007
Cuenca
Ahhhh.... Ca fait vraiment du bien de se retrouver dans cette ville à taille humaine, même si c'est la troisième d'Équateur par le nombre d'habitants. Petites rues pavées, peu de circulation, des constructions basses qui ne vous coupent pas la vue, un style colonnial comme on aime, ses parcs, son fleuve... A ne pas manquer si vous allez en Équateur !
00:35 Publié dans Équateur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 novembre 2007
Manque de flair...
Gauthier et moi-même sommes allés à Riobamba, afin de prendre ce train mythique en Équateur... j'ai nommé : la Nariz del Diablo ! tin tin !!! Traduisez littéralement le nez du diable. Même le Lonely Planet, notre bible, en fait l'éloge.
C'est donc avec une certaine excitation que nous avons acheté nos billets à la gare de Riobamba. En bourlingueurs désormais bien avertis, nous avons expressément demandé des places près de la fenêtre afin de pouvoir admirer le paysage, essentiellement composé de ravins. Le guichetier nous a répondu que c'était bon l'air de dire qu'il était évident qu'il nous donnerait de bonnes places... j'aurais dû voir son nez commencer à s'allonger à ce moment là, mais je n'ai rien vu.
Nous arrivons à la gare le lendemain matin, le coeur plein d'allegresse et les appareils photos prêts à mitrailler.
Première surprise, je vous le donne dans le mille... nous avons des places couloir. C'est dans ces moments là où l'on se sent vraiment seul... même accompagné. Le vide s'empare de vous.. le temps s'arrête... vous sentez le vent de la solitude caresser votre visage, et une larme se forme au coin de votre oeil. Vous ne savez pas si vous allez la laisser couler le long de votre joue pour chercher le réconfort de quelqu'un ou l'essuyer du revers de la main en reprenant vos esprits.
Qu'à cela ne tienne ! Nous n'allons pas nous laisser abattre par cette mauvaise nouvelle ! Il est certainement possible de monter sur le toit, comme c'est indiqué dans la Bible.. Nous posons la question au contrôleur qui nous répond que cela n'est plus possible car il y a eu trop de touristes tués, dont notamment un japonais décapité par un câble de téléphone. Snif...
Le train part, je suis donc assis côté couloir, ne pouvant pas vraiment admirer le paysage. Gauthier, ayant eu le nez creux, sort au bout de quelques minutes pour prendre position entre deux voitures, à l'air libre. Notre revanche ! ... et un beau pied de nez au contrôleur ! Il est très vite rejoint par d'autres touristes. J'emploie volontairement le mot "touristes" à la place de "passagers" dans la mesure où il n'y avait pas un seul Équatorien dans le train.
Le paysage qui défile devant nos yeux n'a rien d'exceptionnel. Je me demande alors si je ne commence pas à être blasé... au bout d'un mois de voyage... je m'inquiète... puis je tombe nez à nez avec Gauthier qui me fait part de sa déception. Je suis soulagé de voir que je ne suis pas le seul à penser que le nez du diable mériterait un petit coup de (scal-)pèle pour le rendre plus trépidant.
Mais peut-être suis-je mauvaise langue. Cela vaut certainement le coup par beau temps... lorsque l'on n'a pas le nez qui coule !

00:10 Publié dans Équateur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04 novembre 2007
Déjà 100 heures passées dans les cars !
Cette salsa entraînante, la déco résolument kitsch des fauteuils et des rideaux, les couleurs vives des vêtements péruviens et équatoriens, les vendeurs ambulants de bonbons, de sandwiches, d'elixir qui guérit toutes les maladies... Au début, on trouve cela plutôt dépaysant. Je pense que c'est dans les cars que l'on est le plus proche des gens. C'est l'observatoire idéal pour le voyageur car c'est le seul endroit où il est l'égal des locaux. Il prend le car pour se rendre d'un point A à un point B, comme les autres. Il suffit de tourner la tête à droite pour observer une tranche de vie de famille, à gauche pour voir des enfants s'amuser, ou de se retourner discrètement pour surprendre un jeune couple s'échanger des mots doux à l'oreille. Les déplacements en car sont indispensables si l'on veut sentir, comprendre un pays.
Et puis au bout de 7 ou 8 heures de voyage, votre attention se porte sur d'autres choses, comme le confort spartiate des fauteuils par exemple, ou encore les routes cabossées qui vous font bondir de 10 centimètres lorsque vous cherchez le sommeil, la poussière, le bruit, la climatisation mal réglée (quand il y en a)... et le pire : le manque de place pour les jambes et les coups de genoux dans votre dossier. C'est là que vous repensez au TGV qui rallie Paris à Marseille en 3 heures et demies et dans lequel vous pouvez tranquillement écouter votre musique en somnolant et laisser votre verre d'eau sur votre tablette sans craindre qu'il se renverse...
Je vois déjà certains d'entre vous tomber de leurs chaises et se dire : "quand même, il exagère un peu là ! Il se prend une année pour faire un tour du monde et il trouve le moyen de se plaindre !". C'est vrai. Honte sur moi. Mais quand je me souviens des 25 heures passées dans les cars ces 2 derniers jours pour rallier Cuenca à Lima et que je pense aux 21 heures de car qui nous attendent tout à l'heure entre Lima et Cusco, j'avoue que ne pas être motivé, même si je sais bien que je serai tellement heureux d'arriver à Cusco que j'en oublierai tout le reste !
17:35 Publié dans Équateur, Pérou | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 novembre 2007
La sécurité en Équateur
Ce qui vous frappe en Équateur lorsque vous vous baladez dans les rues, c'est le nombre d'agents de sécurité. Il y en a partout. Devant les banques bien-sûr, mais également devant les cinémas, les MacDo, les supermarchés et même devant les pharmacies ! Ils sont plantés comme des piquets devant l'entrée des bâtiments, équipés de leurs gilets par balle et de leur magnum ou bien de leur fusil mitrailleur, parfois de leur fusil à pompe.
Ça fait réfléchir... S'il y a tant de gardes, c'est qu'il doit y avoir beaucoup de vols ; mais finalement, vu qu'il y a beaucoup de gardes, on se sent en sécurité !
17:45 Publié dans Autres, Équateur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
