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15 juillet 2008

Demandez le programme !

Depuis la mi avril, le gouvernement chinois a durci les conditions d'obtention du visa. Désormais et jusqu'à nouvel ordre, tout ressortissant européen doit formuler sa demande dans son pays d'origine. J'entends dire que c'est en raison des J.O. Il faudra que l'on m'explique...  En tous cas, il est hors de question de retourner en France ou d'envoyer mon passeport par la poste. Je suis coincé.

Les humbles fonctionnaires de l'Empire du milieu nous ayant fermés la porte au nez, à moi comme à des milliers de voyageurs, j'ai dû changer mon fusil d'épaule. Pour être franc, dès mon arrivée en Inde, j'avais déjà quelques doutes quant à mon itinéraire en raison de l'instabilité politique au Tibet, des tremblements de terre au Xi Chuan ou encore du cyclone qui a dévasté une partie de la Birmanie, y compris les récoltes de riz. Qu'à cela ne tienne, j'irai en Indonésie en passant par Singapour ! Je ferais peut-être aussi un petit saut par la Malaisie... et pourquoi pas pousser jusqu'aux Philippines ? Ensuite, je reprendrai mon parcours initial : Cambodge, Vietnam, Laos, Hong-Kong etc.

En attendant, il faut que je bouge d'ici. Cela fait une semaine que je suis à Kathmandu et que je recharge les batteries sous la pluie. Le 23 juillet, je m'envolerai pour Singapour. D'ici là, à moi Darjeeling et les somptueux paysages du Sikkim !

12:11 Publié dans Népal | Lien permanent | Commentaires (11)

6 123 mètres !

Ça n'aura pas été une partie de plaisir, mais je l'ai fait ! Mon rêve de gravir un sommet enneigé remonte au début du tour du monde alors que je franchissai le col le plus haut du trek de Santa Cruz (Pérou) à de 4 800 mètres. Je m'étais promis de monter au sommet d'une des mythiques montagnes de la chaîne himalayenne, plus haut que notre bon vieux Mont-Blanc. Les conditions météo étant trop mauvaises au Népal en raison de la mousson, je me suis rabattu sur le Stok Kongri au Ladakh.

L'ascension n'aura duré que deux jours, ce qui est dérisoire comparé aux semaines nécessaires à l'escalade d'un sommet équivalent au Népal, les accès routiers étant quasi inexistants. Deux jours donc, soit un jour de moins que pour la plupart des grimpeurs amateurs (ça, c'est pour mon ego !). Mais à quel prix ? Si j'ai avalé en quatre heures au lieu huit les 1,5 km de dénivelé entre le village de Stok et le camp de base à 5 000 mètres, la deuxième journée s'est avérée beaucoup plus éprouvante.

Il était initialement prévu de partir à la lampe frontale aux alentours de 3h du matin, après une courte nuit d'acclimatation. L'idée était de profiter des gelées matinales pour évoluer sur la glace munis de crampons, évitant ainsi la neige épaisse et molle difficlement praticable. Mais la météo en a décide autrement. La neige s'est abattue sur le campement pendant toute la nuit, nous obligeant à repousser notre départ.

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Le campement au premier jour
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Le lendemain matin

Nous avons finalement quitté le campement aux alentours de 9 heures, dans des conditions difficiles. Chaque pas me demandait un effort surhumain pour extraire mes pieds de la neige trop profonde. Je réclamais une pause toutes les trois minutes, à bout de souffle. Comme si cela ne suffisait pas, l'air s'est fait nettement plus rare à partir de 5 900 mètres, ralentissant encore plus ma progression. Mon guide, qui grimpait avec une facilité déconcertante, m'encourageait en tirant de temps à autres sur la corde qui nous reliait.

A mi-parcours, profitant d'une éclaircie passagère, je jette un coup d'oeil en direction du sommet qui se dévoile furtivement derrière la brume. Sans expérience, mais plein d'espoir, j'évalue à une demi-heure le temps nécessaire pour y arriver. Par acquis de conscience, je demande confirmation à mon guide qui me repond un peu gêné qu'il reste plus de trois heures... Inutile de vous dire que ce fut un gros coup au moral. A cet instant précis, j'ai même pensé abandonner. Je n'en pouvais plus d'escalader cette pente interminable dans le froid et la neige, essouflé, en me retenant à mon piolet à chaque faux pas.

Il m'aura fallu neuf heures pour vaincre le Stok Kongri, mais je l'ai fait ! Arrivé au sommet, j'ai poussé un grand cri de rage et de soulagement que tous les habitants de la vallée ont certainement entendu, évacuant la pression et la fatigue accumulées au cours de la montée. Une éxperience dont je me souviendrai sans nul doute jusqu'à mes vieux jours.

Retrouvez les photos du trek dans la rubrique "Inde Ladakh". Cette région méritait une rubrique à part entière !

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Vue panoramique du massif
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L'arrivée au sommet

11:17 Publié dans Inde | Lien permanent | Commentaires (7)

01 juillet 2008

Ballade en Heinfield 350cc

Elle est là, dans la rue. Elle nous attend patiemment. Je fais quelques pas pour l'admirer de plus près. On la croirait tout droit sortie d'un film des années 50. Je l'enfourche et tourne la clé de contact. D'un mouvement ferme, j'actionne le kick et le moteur se met à ronronner. Je le fais vrombir quelques secondes. Les vibrations des vieilles pièces métalliques un peu lâches remontent jusque dans la pointe de mes cheveux, me confirmant que nous allons bien nous entendre elle et moi. J'embraye et passe la première dans un claquement sec. Gauthier monte à l'arrière. Nous partons pour une ballade de trois jours dans la vallée de l'Indus à la découverte des monastères et des paysages dont la désolation dégage une beauté à convertir le plus convaincu des athées. Retrouvez ci-dessous des extraits de la ballade en vidéo.

 

14:02 Publié dans Inde, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (3)

Pendant ce temps là, au monastère d'Hemis

13:45 Publié dans Inde, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (3)

Un momo, et ça repart !

Le Ladakh est à la hauteur de mes espérances. Après plus d'un mois en apnée, je reprends enfin une bouffée d'oxygène, au sens propre comme au figuré. Il règne un calme olympien dans ce désert de pierre et de sable. Les seuls bruits que l'on perçoit sont ceux apportés par le vent frais qui souffle dans les contre-forts de l'Himalaya. Exit les agressions en tous genres ; bienvenue à la tranquillité, au bien être. Je reprends du plaisir à voyager.

Ici, on aperçoit un monastère bouddhiste perché sur chaque montagne. Dans les rues de Leh, on croise le regard rassurant des moines, un aller simple pour le Tibet. C'est un petit réconfort pour moi, sachant que nous ne pourrons nous rendre au Tibet, la frontière étant fermée en raison des troubles politiques actuels.

Pour info, le momo est un délicieux plat tibétain qui se présente sous la forme d'un ravioli fourré de légumes ou de viande, souvent accompagné d'une soupe.

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Sur la route entre Manali et Leh
 
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Dans l'enceinte d'un monastère, près de Leh
 
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 Une représentation de Bouddha
 
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Des moines
 
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 A table !
 
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Des fidèles au monastère de Lamayuru

13:36 Publié dans Inde | Lien permanent | Commentaires (3)