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01 juillet 2008

Un momo, et ça repart !

Le Ladakh est à la hauteur de mes espérances. Après plus d'un mois en apnée, je reprends enfin une bouffée d'oxygène, au sens propre comme au figuré. Il règne un calme olympien dans ce désert de pierre et de sable. Les seuls bruits que l'on perçoit sont ceux apportés par le vent frais qui souffle dans les contre-forts de l'Himalaya. Exit les agressions en tous genres ; bienvenue à la tranquillité, au bien être. Je reprends du plaisir à voyager.

Ici, on aperçoit un monastère bouddhiste perché sur chaque montagne. Dans les rues de Leh, on croise le regard rassurant des moines, un aller simple pour le Tibet. C'est un petit réconfort pour moi, sachant que nous ne pourrons nous rendre au Tibet, la frontière étant fermée en raison des troubles politiques actuels.

Pour info, le momo est un délicieux plat tibétain qui se présente sous la forme d'un ravioli fourré de légumes ou de viande, souvent accompagné d'une soupe.

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Sur la route entre Manali et Leh
 
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Dans l'enceinte d'un monastère, près de Leh
 
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 Une représentation de Bouddha
 
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Des moines
 
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 A table !
 
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Des fidèles au monastère de Lamayuru

13:36 Publié dans Inde | Lien permanent | Commentaires (3)

17 juin 2008

Fan de l'Inde, passe ton chemin...

Cela fait un mois que je remets à plus tard la rédaction de ce billet. Rien d'inhabituel, me direz-vous, et vous n'auriez pas tort... sauf que cette fois-ci, j'ai une excuse valable : pour la première fois depuis le début de mon voyage, je suis victime du syndrome de la page blanche. Non pas que je n'aie rien à dire, bien au contraire. Comment décrire fidèlement ce que ressens, là est la question.

Je ne parviens pas à m'imprégner de la culture indienne. Faut-il chercher une explication du côté du formatage social auquel j'ai été soumis depuis mon plus jeune âge, qui entre en collision frontale avec le mode de vie indien ? Certainement... toujours est-il que je fais trop de blocages pour pouvoir vivre l'Inde pleinement.

Je ne me ferai jamais aux odeurs pestilentielles qui s'engouffrent dans mes narines quand que je sors de ma chambre d'hôtel, aux bruit assourdissant des klaxons des motos, vélos, rickshaws ou voitures qui me frôlent dans la rue lancés à toute vitesse, aux bouses de vaches sur lesquelles je manque de glisser régulièrement, à cette foule plus collante que le riz chinois, à cet Indien dans le train qui prend mon carnet de notes et commence à le feuilleter sans m'en demander la permission ; à celui-ci qui est assit devant moi dans le bus et qui se retourne pour me fixer droit dans les yeux pendant 10 bonnes minutes sans rien dire, à celui-là qui jette par la fenêtre du train la bouteille d'eau qu'il vient de terminer (certes, les poubelles sont quasiment inexistantes, mais même quand il y en a, personne ne les utilise !), à cet autre qui a l'honneur d'être le quarantième de la journée à m'arrêter dans la rue pour me poser les sempiternelles questions : "where are you from?", "what's your name?", "are you married?". Je ne me ferai pas non plus à cette fatigue permanente due à la mal-bouffe et à la chaleur (entre 40 et 47 degrés tous les jours), aux vendeurs en tout genre qui me poursuivent dans la rue en pensant que 100 roupies ne valent rien pour moi puisque je suis occidental... Peut-être que l'Inde en backpacking, ça n'est tout simplement pas pour moi.

Et pourtant... j'ai déjà passé plus de temps en Inde que dans n'importe quel autre pays de ce tour du monde. D'abord parce que c'est un grand pays et que je dois le traverser pour me rendre au Népal. Et puis, qui dit grand territoire dit diversité. Il me reste beaucoup à voir. Ensuite, parce qu'il y a toujours un lieu qui m'interpelle, une rencontre qui me touche, qui me pousse à gratter un peu plus et à faire sauter ces barrières. Enfin, parce que c'est dans ces moments difficiles que je peux réellement apprendre sur moi et progresser. L'Inde est le terrain de jeu idéal s'exercer à prendre du recul car on n'a pas le choix !

Aux fans de l'Inde qui ont lu cette note jusqu'au bout : toutes mes félicitations, c'est un exploit !!! Je sais que le tableau que je viens de brosser est assez noir, mais je me suis attaché à décrire ce qui m'a le plus marqué. Cela ne m'empêche pas de comprendre la fascination que ce pays peut exercer sur certains. J'ai d'ailleurs bien aimé les temples d'Hampi, le fort d'Orchha, les palais du Rajasthan ou encore cette atmosphère indescriptible qui règne dans les rues de Benares et aux abords du Gange. J'ai été très agréablement surpris lorsque que ce chauffeur de bus, voyant qu'il se mettait à pleuvoir fortement, profita d'un arrêt pour descendre mon sac qui prenait l'eau sur le toit afin de le mettre à l'abri. J'ai été très touché lorsque cette Indienne nous invita à boire le thé en famille dans sa modeste maison à Benares ou par la sincérité dans le regard de ce fermier d'Orchha qui me salua alors que je me promenais sur un petit chemin de terre, loin des tumultes de la ville.

L'aventure est loin d'être terminée. Il me reste à découvrir tout le Nord du pays. Je suis persuadé que la nature, les montagnes, les temples bouddhistes, l'air pur et le calme me donneront un autre son de cloche et me requinqueront. Insha'Allah !

16:55 Publié dans Inde | Lien permanent | Commentaires (13)

09 mai 2008

Rencontre avec le plus grand poisson des océans

Un avion survole notre bateau à basse altitude. Il sera nos yeux durant toute l'expédition. Il est 9 heures du matin à Coral Bay, sur le littoral ouest australien. Nous nous éloignons progressivement de la côte qui disparaît peu à peu, semblant avalée par les vagues. Nous ne savons pas encore où sont les requins. Tout est calme. Une voix se fait soudain entendre à la radio du bateau : le pilote de l'avion vient de repérer un requin baleine.

Lancée à vive allure, notre petite embarcation se dirige à présent vers le requin en obéissant au doigt et l'oeil aux manoeuvres maintes fois effectuées par le skipper, un vieux loup de mer australien. La technique consiste à doubler le requin pour que les plongeurs puissent se mettre à l'eau sur sa trajectoire. Tout va très vite. A l'arrière, chacun se cramponne comme il peut au bastingage pour revêtir sa combinaison. Nous arrivons bientôt sur le lieu de notre première plongée. Le skipper réduit la vitesse, hurle ce que j'ai interprété comme un "stand by !". Notre plongeur-guide ouvre la petite porte en proue ; nous nous alignons et ajustons nos masques. L'excitation se mêle à l'inquiétude dans le regard de mes voisins. Je tache de me remémorer les consignes qui nous ont été données. "JUMP !! JUMP !! JUMP !!!!". Je me mets à l'eau sans faire de bruit. J'observe... J'écoute... L'espace d'un instant, je pense que le requin a modifié sa trajectoire pour nous éviter quand je discerne une tâche sombre en face de moi, à une dizaine de mètres. Rapidement la tâche se transforme en immense gueule se dirigeant en plein sur moi. Mon coeur s'emballe. Les idées se bousculent dans ma tête. "Du calme mon poulot ! Tu sais bien que ces requins ne mangent que du plancton ! C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils ont une grande bouche !". "Oui mais justement, elle est grande sa bouche là ! Et s'il ne me voit pas avec ses tout petits yeux sur les côtés, comment je fais moi !?!". La fraîcheur de  l'eau de mer aidant probablement mon cerveau à refroidir, mes synapses se désengorgent et l'ordre de se mettre en mouvement est finalement transmis à mes jambes. J'évite le requin qui bientôt me dépasse (ok, il m'aurait évité... so what ?... c'est mon blog, non ?). Je nage sur son flanc une bonne minute avant que la vue d'autres plongeurs me rappelle que je ne suis pas seul : on dirait des fourmis, comparées aux 11 mètres de ce specimen. A chaque coup de queue nous donnons vingt coups de palme... Ses mouvements sont si lents que j'ai l'impression de visionner un film au ralenti. On en oublierait presque ses 10 tonnes. Comment un si gros poisson peut-il nager avec autant de grâce ?

Intrigué, le requin accepte de se laisser escorter par ces bizarres créatures à la nage désordonnée et hésitante.Les battements de mon coeur reviennent à la normale. Je me sens bien... Je commence à observer la bête : j'aperçois quelques poissons pilote collés sous son ventre, un gros poisson jaune à la "place du mort", imperturbable, scotché sur l'aileron droit ; un autre qui s'affère autour de l'oeil... une véritable communauté de lilliputiens vivant autour de ce géant des mers. 

Au bout d'une dizaine de minutes, le guide m'extirpe de mon rêve : nous devons remonter sur le bateau. Ma tristesse n'est que de courte durée car j'apprends en ôtant mes palmes que nous allons voir un autre requin repéré pas loin de là. 

C'est un grand privilège de pouvoir faire un bout de chemin avec le requin baleine, dans son élément. J'espère ne jamais oublier cette rencontre du troisième type.

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Photo prise avec un jetable, snif...

11:47 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (6)

03 mai 2008

Le roadtrip en vidéo - partie 3

 

 

02 mai 2008

Le roadtrip en vidéo - partie 2

 

 

 

Le roadtrip en vidéo - partie 1