15 novembre 2007
Machu Picchu - part 1
Quelle épopée ! Tour du monde oblige, nous avons choisi de nous rendre à Aguas Calientes (le village le plus proche du Machu Picchu) en bus et à pieds. Après un trajet de 6 heures en bus sur des routes cabossées, nous sommes arrivés à Santa Teresa. De là, nous avons sauté dans un taxi qui nous a emmenés à Santa Maria. Le reste du parcours se fait à pieds. Nous nous sommes renseignés sur la durée de la marche qui nous attendait :
"- Disculpe ! Cuanto tiempo necesitamos para ir hasta Aguas Callientes ?
- 3 horas, no mas !"
150 m plus loin :
"- Disculpe ! Cuanto tiempo necesitamos para ir hasta Aguas Callientes ?
- 7 horas... Deberian dormir aqui esta noche."
50 m plus loin :
"- Disculpe ! Cuanto tiempo necesitamos para ir hasta Aguas Callientes ?
- Hasta Aguas la estacion hydroelectrica, 30 minutos. Despues, una hora."
Comme d'habitude, aucune des versions ne concorde. Le Lonely Planet indique 2 heures pour rejoindre la station hydroélectrique, puis encore deux heures pour arriver au village d'Aguas Callientes. Nous regardons l'heure : 17h. Un court instant de réfléxion avec le couple d'Allemand que nous avons rencontré dans le bus... "Banco !" Nous voici donc partis pour un marche de 4 heures à priori. Mais ayant fait la première moitié du parcours en 1,30 heure avec une pause vomi d'une demi-heure, nous pensions pouvoir arriver en 3 heures. Que néni ! Après la station hydroélectrique, il nous a fallu longer la voie ferrée pendant plus de 3 heures et demies à l'aide de nos lampes frontales. C'est donc après 6 heures de bus, deux heures de taxi et 5 heures de marche que nous sommes finalement arrivés à Aguas Callientes.
Le lendemain, ascension d'une petite montagne en face du Machu Picchu, accessible à pieds depuis Aguas Callientes. Temps nécessaire selon les locaux ET les touristes (ouaou ! une première...) : 2 heures, mais sur un chemin vertical. Une fois arrivé au sommet (en une heure s'il vous plaît !) j'ai pu contempler le Machu Picchu. De loin certes, mais ce fut un moment inoubliable car j'avais le Machu Picchu pour moi tout seul !

00:23 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Pérou, Machu Picchu
Machu Picchu - part 2
Nous sommes montés le lendemain matin avec le bus de 5.30 jusqu'à l'entrée du parc. Le portique franchi et le tampon du Machu Picchu encore frais sur nos passeports, nous fonçons à la puerta del sol d'où nous attendons que la brume matinale se dissipe pour voir l'un des plus beaux spectacles auquel j'ai pu assister depuis le début de notre voyage. J'ai du mal à y croire : le Machu Picchu, là, devant nos yeux.
Nous redescendons sur la place principale et nous dirigeons vers le Waynapicchu, une montagne qui surplombe le Machu Picchu, de l'autre côté. Montée d'une heure et là le Machu Picchu se dévoile sous un autre angle.
Nous avons marché pendant plus de 10 heures dans les ruines, sur les chemins de terre et de pierre. C'était fabuleux... une expérience unique.. Je pense que les photos parleront d'elles mêmes.
A tout de suite dans la section "Diaporamas" !

00:20 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Pérou, Machu Picchu
14 novembre 2007
Cusco et ses sites archéologiques
On l'attendait depuis longtemps... Cusco... la voici enfin ! La porte d'entrée des plus beaux sites archéologiques du Pérou, dont le célèbre Machu Picchu. On ne peut plus touristique, elle n'en garde pas moins son cachet d'origine d'il y a... 850 ans ! Cusco serait en effet la plus vielle ville d'Amérique du Sud. Il faut le faire exprès pour ne pas s'en rendre compte. Lorsque l'on traverse la Plaza de Armas pour se rendre à la Plaza San Blas sur les hauteurs, on réalise à quel point cette ville a des choses a nous dire. Des églises, des musées, des places, des ruelles et biensûr des ruines Incas : ces fameux murs de pierres lisses parfaitement imbriquées les unes avec les autres sans ciment ou autre matériau, sans triche. Comment les Incas ont-ils pu tailler ces énormes pierres et ériger ces murs avec autant de précision ?
Aux alentours de Cusco, ce sont plus de 2 000 hectares de ruines ont été mis à jour, en grande partie dans El Valle Sagrado (la vallée sacrée). Des sites où l'on trouve essentiellement des restes de maisons aux portes trapézoïdales et aux murs inclinés pour résister aux tremblements de terre, de temples solaires, de terrasses agricoles et de pierres sacrées. On voudrait être les seuls à arpenter ces chemins de terre pour se perdre un moment dans les ruines et prendre le temps d'imaginer comment les Incas vivaient il y a plus de 500 ans.
Cusco a tenu toute ses promesses.

23:25 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pérou, Cusco, ruines
13 novembre 2007
A venir...
J'ai pris un peu de retard sur mes notes... Désolé ! Pour me faire pardonner, je viens de publier deux notes : l'une sur la Nariz del Diablo et l'autre sur Cuenca. Dans quelques jours paraîtront celles sur Cusco et le fabuleux Machu Picchu.. Je mettrai également à jour les photos dans mes albums.
A très bientôt !
00:40 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 novembre 2007
Déjà 100 heures passées dans les cars !
Cette salsa entraînante, la déco résolument kitsch des fauteuils et des rideaux, les couleurs vives des vêtements péruviens et équatoriens, les vendeurs ambulants de bonbons, de sandwiches, d'elixir qui guérit toutes les maladies... Au début, on trouve cela plutôt dépaysant. Je pense que c'est dans les cars que l'on est le plus proche des gens. C'est l'observatoire idéal pour le voyageur car c'est le seul endroit où il est l'égal des locaux. Il prend le car pour se rendre d'un point A à un point B, comme les autres. Il suffit de tourner la tête à droite pour observer une tranche de vie de famille, à gauche pour voir des enfants s'amuser, ou de se retourner discrètement pour surprendre un jeune couple s'échanger des mots doux à l'oreille. Les déplacements en car sont indispensables si l'on veut sentir, comprendre un pays.
Et puis au bout de 7 ou 8 heures de voyage, votre attention se porte sur d'autres choses, comme le confort spartiate des fauteuils par exemple, ou encore les routes cabossées qui vous font bondir de 10 centimètres lorsque vous cherchez le sommeil, la poussière, le bruit, la climatisation mal réglée (quand il y en a)... et le pire : le manque de place pour les jambes et les coups de genoux dans votre dossier. C'est là que vous repensez au TGV qui rallie Paris à Marseille en 3 heures et demies et dans lequel vous pouvez tranquillement écouter votre musique en somnolant et laisser votre verre d'eau sur votre tablette sans craindre qu'il se renverse...
Je vois déjà certains d'entre vous tomber de leurs chaises et se dire : "quand même, il exagère un peu là ! Il se prend une année pour faire un tour du monde et il trouve le moyen de se plaindre !". C'est vrai. Honte sur moi. Mais quand je me souviens des 25 heures passées dans les cars ces 2 derniers jours pour rallier Cuenca à Lima et que je pense aux 21 heures de car qui nous attendent tout à l'heure entre Lima et Cusco, j'avoue que ne pas être motivé, même si je sais bien que je serai tellement heureux d'arriver à Cusco que j'en oublierai tout le reste !
17:35 Publié dans Équateur, Pérou | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Équateur, Pérou, transport, cars
11 octobre 2007
Rugby - Quart de finale Nvelle Zélande / France
Par chance nous avons trouvé un petit resto qui avec deux télés équipées du câble. On a donc pu voir le match France Nouvelle Zélande, assis autour d'une table de bambou en mangeant nos sandwiches. Nous étions accompagnés d'un couple de Suisses (Franzisca et Sander) que nous avons rencontrés à Trujillo et avec qui nous avons fait un bout de chemin jusqu'à Mancora.
C'était un beau match, il y a eu de l'action et du suspens jusqu'au bout : nous étions menés 13 a 0 à la fin de la première mi-temps, mais après une première pénalité et l'essai marque par Michalac 3 minutes après son arrivée sur le terrain, le moral est revenu ! Nous avons égalisé puis pris l'avantage pour terminer a 20 contre 18. Bravo à l'équipe de France et merci de nous avoir offert ce spectacle ! Rendez-vous le 13 Octobre pour la demi-finale contre l Angleterre. Allez les bleus !
04:31 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pérou, Mancora, Rugby
06 octobre 2007
Mancora
Eh oui ! Le Pérou a de bons spots de surf, ce que j'ignorait totalement. Il paraîtrait même qu'ils ont une des vagues les plus longues du monde ! Pilar, la propriétaire de l'auberge où nous sommes, nous a donné une leçon ce matin. C'est une Péruvienne d'une 40aine d'années, typée surfeuse avec ses longs cheveux teintés en blond, ses épaules plus larges que les miennes et sa bonne humeur imperturbable.
Elle nous a donné de longues planches assez molles, très pratiques pour apprendre. Je m'attendais à un peu plus de théorie avant le mise à l'eau mais Pilar s'est contentée de nous expliquer qu'il fallait ramer fortement pour réussir à prendre la vague, puis se mettre debout d'un coup. J'ai tenu environ une demie seconde au premier essai. Mais au fur et à mesure des tentatives, j'ai commencé à comprendre comment ça fonctionne et j'ai pu prendre de belles vagues.
Cette journée surf et détente dans les hamacs m'a fait beaucoup de bien. On se laisse aller a ne rien faire et quand on s'ennuie, on va a la plage ou l'on peut louer une planche pour 10 soles (2,5 euros) la demi journée. Que la vie est dure !! ;-)

04:20 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Pérou, Mancora, Surf
03 octobre 2007
Se déplacer au Pérou
Dans l'ensemble, les routes sont de très mauvaise qualité, ce qui rend les trajets longs et fatiguants. Dans les grandes villes, vous trouverez facilement des taxis, il y en a plus que de voitures privées. Les voitures sont vétustes et polluantes. Lorsque vous montez dans un taxi voiture, ne vous étonnez pas s'l vous demande de vous pousser pour faire de la place a l'arrière, même si vous êtes déjà trois ! Avec les mini-vans, c'est encore pire : prévus pour 6, vous rentrerez jusqu'a 22 dedans !!

20:30 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pérou, transport
Chavin
Avant de partir en trek depuis Huaraz, nous avons visites le site pre inca de Chavin, datant de 1 500 avant JC. Même si le site n'est pas exceptionnel (une place centrale carrée et un reste de temple), notre guide a rendu la visite intéressante en nous expliquant comment les Chavin avaient construit ce site. Un détail m a frappe : sous la place principale qui mesure 49m sur 49m, deux canaux souterrains acheminent l eau des montagnes avoisinantes vers le fleuve en contre-bas. Le but de ces canaux n'est pas d'éviter les inondations, mais de faire du bruit pour intimider les visiteurs. Malheureusement, les canaux ne fonctionnent plus.

18:55 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le trek de Santa Cruz
Ce trek de 4 jours a été une expérience intéressante pour plusieurs raisons. D'abord parce que je n en avait jamais fait, ensuite parce que nous allions monter a des altitudes avoisinant la hauteur du Mont Blanc. Après un jour de marche assez tranquille et une nuit sans dormir car mon sac de couchage n'était pas suffisamment chaud, j'ai pu tester mon endurance en haute montagne. Par chance, je n'ai jamais ressenti le mal des montagnes. J'ai simplement eu un peut de mal a respirer sous la tante a environ 4 000 mètres.
Lorsque l'on marche environ 7 heures dans la journée dans ce cadre magnifique, on oublie tout. On en oublie même que l'on est en train de marcher. On fait le vide... et on imagine la vie des habitants de la cordillera blanca, comme celle de notre donkey driver qui nous a suivi tout au long du trek avec ses ânes pour transporter le matériel nécessaire au campement. J ai eu l'occasion de discuter un peu avec lui un soir, alors que les autres se reposaient. Nous avons discute du prix des ânes (400 soles, soit environ 100 euros), de la météo, des conditions de vie en altitude, de la solidarité entre voisins. A chaque fin de phrase il ajoutait : pues, asi es (ainsi va la vie). De retour a Huaraz, nous avons eu une discussion enflammée sur la vie de cette homme. Pouvions nous la comparer a celle des fermiers de chez nous? Que pense-t-il de ces occidentaux qui font des milliers de km pour randonner dans les montagnes péruviennes? Subit-il sont travail dans le camp ou cela le divertit il ? Pour ma part, je pense qu'il fait ce travail par nécessite et qu'il a parfaitement conscience de la vie que nous menons est complètement différente de la sienne, ce qui m'a amené a penser qu'il ne mangeait pas a table avec nous car il ne devait pas se sentir a l'aise. Au départ, cela m avait d'ailleurs un peu choque. Comme nous dînions a la lumière de la bougie et qu'il était assit en retrait derrière l'un d entre nous, nous ne pouvions absolument pas le voir.
Un petit mot sur nos 2 guides qui on étés vraiment serviables et amicaux pendant ces quatre jours. Roswelt (j'ignore comme cela s'écrit) était notre guide principal. C'est lui qui nous indiquait la route, choisissait les emplacements pour monter le camp et qui discutait le plus avec notre groupe, car il était le seul a parler anglais. Âgé de 21 ans, cela fait 6 ans qu'il est guide de haute montagne. Il prend souvent des groupes d'étrangers pour faire des treks, mais sa spécialité, c est l'escalade sur glace. Il connaît bien son métier, même si son âge peut surprendre un peu au départ. Mais c est un guide certifie par la maison des guides qui a pignon sur rue.ç
Jaime est aussi un guide, et un très bon a en croire Gilles, un Français qui vivait dans notre auberge de jeunesse, qui s'est installe au Pérou il y a deux moi pour être guide. Jaime était beaucoup plus discret que Rooswelt, mais j'ai pu me rendre compte lors d'une discussion que j'ai eue avec eux un soir autour du feu de camp qu'il était tout aussi vif que Roswelt. Jaime s'occupait de la cuisine. Nous avons vraiment été gâtés : premier soir, truite au riz, deuxième soir, boeuf sautes, troisième soir, tortilla... sans parler des petits dej a base de pancakes et de dolce de leche, une confiture de lait. Je ne m attendais pas du tout a avoir des si bons plats !!!
Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, voici a quoi ressemblait une journée de trek : lever 6h30, pause technique (on sorte de la tente et on courre vers le rocher le plus proche car on s est retenu toute la nuit), petit déjeuner a 7 heures, distribution des packs lunch et début de la marche vers 7h30. Une petite pause toute les heures et demies et une pause un peu plus longue vers 12h ou 13h pour le déjeuner. Puis on se remet en marche jusqu'a 4 heures environ. En général, Le donkey driver et Jaime nous dépassent a mi parcours et préparent le campement pour la nuit a venir, ce qui est vraiment confortable. A l'arrivée, une petite tasse de thé. Puis quartier libre jusqu'au dîner a 7 heures. Coucher 20h.
Du côté des performances, nous avons grimpé de 1,2 km en une matinée et atteint le point culminant a 4 750 mètres, campe a 3 500 mètres, 4 200 et encore 3 500 mètres. Les battements de mon coeur avaient tendance a être particulièrement rapides pendant la nuit, et j'ai eu quelques efforts a faire pour respirer normalement, mais dans l'ensemble, je n ai pas souffert de l altitude.
Expérience très enrichissante, même si une petite douche le matin du 4ème jour m a vraiment manque !!!

02:00 Publié dans Pérou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Trek, Santa Cruz, Pérou




