02 avril 2008
Je reviendrai !
N'en déplaise aux Chiliens, Rapa Nui est avant tout polynésienne. Je n'ai trouvé aucun point commun entre l'île et le Chili, si ce n'est la langue.
Le dépaysement est total... la magie opère... d'abord quand on réalise le privilège que l'on a de se trouver sur l'île habitée la plus isolée du monde, à 3700 km du continent sud américain et à 4000 km de Tahiti ; ensuite quand on pense que c'est ici que les fameux Moais ont été sculptés, traînés sur des kilomètres parfois pour être érigés par centaines tout autour de l'île. Il y règne une atmosphère particulière qui impose le respect.
L'île est encore sauvage : il n'existe qu'une seule ville Hanga Roa, les chevaux se déplacent en liberté, l'accès aux Moais est libre, aucune construction en béton ne vient casser la splendide ligne côtière... Entre les volcans, les grottes, les falaises et les plaines, la diversité des paysages est saisissante.
Certains disent qu'il suffit de trois jours pour faire le tour de l'île. Je pense qu'il faut au moins deux semaines pour s'imprégner du lieu, connaître son histoire (merci Régis pour nous avoir transmis ta passion pour l'histoire de Rapa Nui !).
Je suis venu sur l'île de Pâques pour admirer les Moais ; j'en repars conquis par la gentillesse des pascuans et par la magie de l'île... J'ai l'étrange sensation d'y avoir laissé une partie de moi... C'est sûr, j'y reviendrai.





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Premières heures à Rapa Nui
Les cinq heures de vol depuis Santiago du Chili sont passées à toute vitesse. Je me dirige vers l'escalier... avant dernière marche, dernière marche... ça y est ! Je foule le sol de Rapa Nui ! J'ignore encore si l'île sera à la hauteur de mes espérances, car je rêve de cet instant depuis longtemps ; mais la simple vue du petit Moai qui trône au milieu de l'aéroport me rassure.
A peine avons-nous récupéré les bagages qu'Antoine, qui sera notre hôte durant toute la semaine, nous souhaite la bienvenue avec des colliers de fleurs, dans la pure tradition polynésienne. Nous sautons à l'arrière du pick-up et Antoine nous propose d'assister à un spectacle de danses locales organisé par l'école de sa fille, à quelques rues de là. Moins d'une demi-heure après notre arrivée, nous voilà donc assis dans réfectoire à admirer les danses chiliennes et polynésiennes interprétées avec beaucoup de vigueur par les enfants de l'île.
Demain nous irons à l'aéroport trouver Catherine et Bernard, les parents de Gauthier (que je remercie au passage pour leur gentillesse et leur générosité), avec qui nous passerons une semaine formidable à découvrir l'île.


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