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05 novembre 2007

Manque de flair...

32cdb3aac34a29385c88279b3d243a09.jpgGauthier et moi-même sommes allés à Riobamba, afin de prendre ce train mythique en Équateur... j'ai nommé : la Nariz del Diablo ! tin tin !!! Traduisez littéralement le nez du diable. Même le Lonely Planet, notre bible, en fait l'éloge.

C'est donc avec une certaine excitation que nous avons acheté nos billets à la gare de Riobamba. En  bourlingueurs désormais bien avertis, nous avons expressément demandé des places près de la fenêtre afin de pouvoir admirer le paysage, essentiellement composé de ravins. Le guichetier nous a répondu que c'était bon l'air de dire qu'il était évident qu'il nous donnerait de bonnes places... j'aurais dû voir son nez commencer à s'allonger à ce moment là, mais je n'ai rien vu.

Nous arrivons à la gare le lendemain matin, le coeur plein d'allegresse et les appareils photos prêts à mitrailler.751df2c41656cb6db1067d2722d45c72.jpg Première surprise, je vous le donne dans le mille... nous avons des places couloir. C'est dans ces moments là où l'on se sent vraiment seul... même accompagné. Le vide s'empare de vous.. le temps s'arrête... vous sentez le vent de la solitude caresser votre visage, et une larme se forme au coin de votre oeil. Vous ne savez pas si vous allez la laisser couler le long de votre joue pour chercher le réconfort de quelqu'un ou l'essuyer du revers de la main en reprenant vos esprits.

Qu'à cela ne tienne ! Nous n'allons pas nous laisser abattre par cette mauvaise nouvelle ! Il est certainement possible de monter sur le toit, comme c'est indiqué dans la Bible.. Nous posons la question au contrôleur qui nous répond que cela n'est plus possible car il y a eu trop de touristes tués, dont notamment un japonais décapité par un câble de téléphone. Snif...

Le train part, je suis donc assis côté couloir, ne pouvant pas vraiment admirer le paysage. Gauthier, ayant eu le nez creux, sort au bout de quelques minutes pour prendre position entre deux voitures, à l'air libre. Notre revanche ! ... et un beau pied de nez au contrôleur ! Il est très vite rejoint par d'autres touristes. J'emploie volontairement le mot "touristes" à la place de "passagers" dans la mesure où il n'y avait pas un seul Équatorien dans le train.

Le paysage qui défile devant nos yeux n'a rien d'exceptionnel. Je me demande alors si je ne commence pas à être blasé... au bout d'un mois de voyage... je m'inquiète... puis je tombe nez à nez avec Gauthier qui me fait part de sa déception. Je suis soulagé de voir que je ne suis pas le seul à penser que le nez du diable mériterait un petit coup de (scal-)pèle pour le rendre plus trépidant.

Mais peut-être suis-je mauvaise langue. Cela vaut certainement le coup par beau temps... lorsque l'on n'a pas le nez qui coule !

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00:10 Publié dans Équateur | Lien permanent | Commentaires (1)