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04 novembre 2007

Déjà 100 heures passées dans les cars !

Cette salsa entraînante, la déco résolument kitsch des fauteuils et des rideaux, les couleurs vives des vêtements péruviens et équatoriens, les vendeurs ambulants de bonbons, de sandwiches, d'elixir qui guérit toutes les maladies... Au début, on trouve cela plutôt dépaysant. Je pense que c'est dans les cars que l'on est le plus proche des gens. C'est l'observatoire idéal pour le voyageur car c'est le seul endroit où il est l'égal des locaux. Il prend le car pour se rendre d'un point A à un point B, comme les autres. Il suffit de tourner la tête à droite pour observer une tranche de vie de famille, à gauche pour voir des enfants s'amuser, ou de se retourner discrètement pour surprendre un jeune couple s'échanger des mots doux à l'oreille. Les déplacements en car sont indispensables si l'on veut sentir, comprendre un pays.

Et puis au bout de 7 ou 8 heures de voyage, votre attention se porte sur d'autres choses, comme le confort spartiate des fauteuils par exemple, ou encore les routes cabossées qui vous font bondir de 10 centimètres lorsque vous cherchez le sommeil, la poussière, le bruit, la climatisation mal réglée (quand il y en a)... et le pire : le manque de place pour les jambes et les coups de genoux dans votre dossier. C'est là que vous repensez au TGV qui rallie Paris à Marseille en 3 heures et demies et dans lequel vous pouvez tranquillement écouter votre musique en somnolant et laisser votre verre d'eau sur votre tablette sans craindre qu'il se renverse...

Je vois déjà certains d'entre vous tomber de leurs chaises et se dire : "quand même, il exagère un peu là ! Il se prend une année pour faire un tour du monde et il trouve le moyen de se plaindre !". C'est vrai. Honte sur moi. Mais quand je me souviens des 25 heures passées dans les cars ces 2 derniers jours pour rallier Cuenca à Lima et que je pense aux 21 heures de car qui nous attendent tout à l'heure entre Lima et Cusco, j'avoue que ne pas être motivé, même si je sais bien que je serai tellement heureux d'arriver à Cusco que j'en oublierai tout le reste !