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02 décembre 2008

Chine : urbanisation et pollution

Un ciel lourd, croulant sous le poids de la tristesse et dont la pâleur trahit la maladie. D'immenses axes routiers congestionnés menant à des villes tentaculaires surpeuplées. Des immeubles délabrés, des infrastructures vétustes. Des piétons pressés au visage fermé disparaissant dans de sombres ruelles derrière la vapeur épaisse des boui-bouis. Est-ce l'image que vous vous faisiez des agglomerations chinoises ? Moi aussi... avant d’être allé en Chine.

Ce qui surprend le plus quand on vient d'Asie du sud-est, c'est l'atmosphère paisible qui plane dans les rues, même aux heures de pointes ; à tel point que l'on peut se demander si les véhicules sont équipés de klaxons ! Ici, les scooters sont électriques ; ils se faufilent silencieusement entre les voitures comme sur un coussin d'air. Le centre ville est en général traversé par une rue piétonne flanquée de centres commerciaux gigantesques. Ici, un espace vert. Là, un banc à l'ombre des arbres. Finalement, il fait plutôt bon vivre dans ces villes !

La Chine compte 650 millions de citadins et 89 villes de plus d'un million d'habitants, dont 49 créées il y a moins de vingt ans (source : Le Monde). Malgré l'afflux continu de la population rurale, le gouvernement est parvenu à construire suffisamment de logements pour tous, en respectant un plan d'urbanisation cohérent. L'ONU aurait même cité la Chine comme modèle urbain à suivre lors du quatrième forum urbain mondial qui s'est tenu début novembre sous l'égide du Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat).

"Tout cela est fort encourageant", me direz-vous, "mais la Chine est tout de même le premier pollueur mondial !", ce que l’agence hollandaise pour l’environnement semble confirmer dans ce rapport. Il est vrai que selon Le Monde, 70% de l'énergie électrique provient de centrales à charbon et que vingt des trente villes les plus polluées au monde sont chinoises. Des initiatives telles que l'instauration des scooters électriques ou la mise en place de la circulation alternée à Beijing semblent de fait largement insuffisantes pour assurer un développement durable. C'est certain, mais nous autres pays occidentaux, sommes-nous au dessus de tout reproche en matière de protection de l’environnement ? Je vous invite à lire cet article d'Encyclopedia of Earth, notamment le chapitre "Comparison with the air pollution elsewhere in the past", qui vous permettra peut-être de porter un regard nouveau sur la question. L'objet n'est pas de minimiser le problème de pollution ou de chercher des coupables, mais plutôt de comprendre la situation telle qu’elle est, sans parti pris.

 

03:45 Publié dans Chine, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (5)